
La campagne de vaccination 2026-2027 contre la grippe et le Covid-19 a débuté le 13 octobre 2026 en France hexagonale et aux Antilles. Elle se poursuit jusqu’au 31 janvier 2027. Les personnes de 65 ans et plus en sont la cible prioritaire. Le vaccin antigrippal est pris en charge à 100 % pour elles, et les deux injections peuvent être faites le même jour. La Haute Autorité de santé recommande, à partir de 65 ans, des vaccins antigrippaux renforcés (haute dose ou avec adjuvant). Lors de l’hiver 2025-2026, Santé publique France a recensé 4 389 décès liés à la grippe. Pourtant, seuls 56,7 % des 65 ans et plus étaient vaccinés, loin de l’objectif de 75 % fixé par l’OMS. Contre le Covid-19, la couverture reste bien plus faible. Pharmaciens, infirmiers et médecins peuvent vacciner.
Après 65 ans, se faire vacciner contre la grippe et le Covid-19 reste le moyen le plus efficace d’éviter une hospitalisation cet hiver. Ce n’est pas une garantie absolue contre l’infection, mais une protection solide contre ses complications : pneumonie, décompensation d’une maladie cardiaque ou respiratoire, perte d’autonomie après un séjour à l’hôpital.
La campagne est en cours, et il n’est pas trop tard pour en profiter. Voici ce qu’il faut savoir pour soi, ou pour un parent âgé.
Avec l’âge, le système immunitaire répond moins vite et moins fort aux infections. On parle d’immunosénescence. À cela s’ajoutent souvent des maladies chroniques (diabète, insuffisance cardiaque, bronchite chronique) qui fragilisent l’organisme face à un virus respiratoire.
Les chiffres de la dernière saison le confirment. Selon le bilan de Santé publique France, la grippe a causé 4 389 décès pendant l’hiver 2025-2026. Parmi les 1 382 cas graves signalés par les services de réanimation sentinelles, 56 % concernaient des personnes de 65 ans ou plus.
Il y a aussi un enjeu moins visible : une grippe sévère à 80 ans, c’est parfois une semaine alitée, une fonte musculaire rapide, puis une reprise de la marche difficile. Certaines personnes ne retrouvent jamais tout à fait leur niveau d’avant.
La campagne conjointe a été lancée le 13 octobre 2026 et court jusqu’au 31 janvier 2027 en métropole et aux Antilles-Guyane, d’après les consignes de la Direction générale de la santé relayées par l’Ordre national des pharmaciens. La saison dernière, elle avait été prolongée en raison de l’épidémie : un report n’est donc pas exclu, mais mieux vaut ne pas compter dessus.
On peut se faire vacciner chez son médecin, en pharmacie, par une infirmière à domicile ou auprès d’une sage-femme.
Oui. À partir de 65 ans, le vaccin antigrippal est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie. Un bon de prise en charge est envoyé par courrier ou par voie électronique avant la campagne.
La réponse immunitaire étant plus faible avec l’âge, la HAS recommande d’utiliser en priorité deux vaccins conçus pour les seniors : Efluelda, à haute dose, et Fluad, qui contient un adjuvant. Le professionnel de santé choisit selon les disponibilités, et il n’y a pas lieu de retarder la vaccination pour attendre l’un ou l’autre.
Oui, et c’est même encouragé : une injection dans chaque bras, en un seul rendez-vous. Pour le Covid-19, une nouvelle dose est recommandée si la dernière injection ou infection remonte à plus de six mois. Ce délai est raccourci à trois mois à partir de 80 ans et pour les personnes immunodéprimées.
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La vaccination antigrippale progresse chez les seniors, mais reste en dessous des objectifs :
Entre intention et passage à l’acte, l’écart est donc important. Il tient souvent à des obstacles pratiques plus qu’à une méfiance : rendez-vous difficile à prendre, déplacement compliqué, courrier égaré. Santé publique France le rappelle dans sa communication sur la campagne 2026 : chez les patients à risque admis en réanimation pour une grippe grave, la proportion de vaccinés est particulièrement faible.
Le plus tôt possible après le lancement de la campagne, idéalement avant le début de l’épidémie. La protection n’est pas immédiate : l’organisme met environ deux semaines à fabriquer ses anticorps. Une vaccination en novembre ou décembre reste néanmoins utile, l’épidémie de grippe atteignant souvent son pic entre décembre et février.
Le bon de prise en charge égaré. C’est l’une des raisons les plus fréquentes de report. Pourtant, son absence ne bloque rien : le pharmacien ou le médecin peut vacciner une personne éligible sur simple présentation de la carte Vitale.
Les autres vaccins recommandés. Le rendez-vous d’automne est l’occasion de faire le point sur le rappel diphtérie-tétanos-poliomyélite (à 65 ans, puis tous les dix ans), le vaccin contre le pneumocoque et celui contre le virus respiratoire syncytial (VRS). Ce dernier est recommandé par la HAS à partir de 75 ans, et dès 65 ans en cas de maladie respiratoire ou cardiaque chronique.
La vaccination de l’entourage. Un senior vacciné reste mieux protégé si ses proches le sont aussi, en particulier les aidants et les petits-enfants qui fréquentent la crèche ou l’école. Savoir accompagner un proche aidé, c’est aussi penser à se protéger soi-même.
Le déplacement. Pour une personne qui sort peu, une infirmière libérale peut se rendre à domicile. Il suffit de le demander au pharmacien ou au médecin traitant.
Les gestes du quotidien. Lavage des mains, aération des pièces, masque en cas de symptômes : ces réflexes complètent la vaccination sans la remplacer. Pour préserver ses défenses respiratoires sur la durée, arrêter de fumer à tout âge reste aussi un levier efficace.
Dans les lieux de vie partagés, un virus circule plus vite. C’est pourquoi les EHPAD organisent la vaccination sur place, avec des taux de couverture contre la grippe nettement plus élevés qu’à domicile : plus de 80 % des résidents vaccinés au niveau national selon Santé publique France.
En résidence services seniors, chacun reste libre de ses choix de santé. Mais la présence d’une équipe, les animations organisées autour de la prévention et la proximité des professionnels facilitent souvent les démarches. Pour beaucoup de familles, c’est aussi ce cadre rassurant qui pèse dans la décision de déménager, à côté du souhait de bien vieillir chez soi le plus longtemps possible. Selon le niveau d’autonomie, d’autres solutions existent, notamment des alternatives à l’EHPAD.
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